Nomenclatures & sources

Nomenclatures

Formation

Niveaux de formation

Le niveau de diplôme issu des résultats du recensement de la population fait référence au diplôme de niveau le plus élevé que les individus ont déclaré posséder. Trois niveaux de diplômes sont disponibles et correspondent aux certifications suivantes :

  • CAP-BEP :
    • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • Bac :
    • Baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU.
    • Baccalauréat technologique ou professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d’enseignement, diplôme équivalent ;
  • Supérieur au bac :
    • BTS, DUT, DEUG, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac + 2, diplôme équivalent.
    • Licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac + 3 ou bac + 4.
    • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac + 5, doctorat de santé,
    • Doctorat de recherche (hors santé).

Formacode®

Thesaurus de l’offre de formation, le Formacode® est un outil d’indexation et de référence pour tous les acteurs de la formation professionnelle. Il a été créé pour transposer le langage courant en un langage dépourvu d’ambiguïté et proposer le résultat le plus fin à une recherche documentaire.
Il se présente comme une liste organisée de termes normalisés permettant la recherche d’information dans un système documentaire, sur tous supports.

Le Formacode® est utile aux entreprises, organismes de formation, gestionnaires, financeurs, aux relais d’information sur la formation professionnelle, aux conseillers d’orientation, pour :

  • indexer les domaines de formations mais aussi les publics, les moyens et méthodes pédagogiques, les types de certifications…
  • gérer des bases de données sur l’offre de formation
  • explorer plus facilement des bases de données sur la formation

Métiers

Familles professionnelles (FAP)

La nomenclature des familles professionnelles (FAP, version 2009) a été élaborée par le ministère du Travail. Les FAP regroupent les professions qui font appel à des compétences communes sur la base de "gestes professionnels" proches. Elles permettent d’étudier conjointement l’emploi et le marché du travail à travers un même référentiel de métiers.
Cette nomenclature rapproche le Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME), utilisé par Pôle emploi pour classer les offres et les métiers recherchés par les demandeurs d’emploi, des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS), nomenclature utilisée par l’Insee dans ses enquêtes. Elle comporte 22 domaines professionnels qui se décomposent en 87 familles professionnelles regroupées et 225 familles professionnelles détaillées.

Dans cet outil, la FAP est exploitée dans sa version en 225 postes (sous la dénomination de "métier").

Professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)

La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS-2003) repose sur la distinction du statut et de la catégorie socioprofessionnelle ; il s’agit d’apprécier la profession des personnes à des fins d’études économiques et sociales. La PCS comporte quatre niveaux d’agrégation emboîtés. Au niveau le plus agrégé se trouvent les groupes socioprofessionnels en 8 postes. Les niveaux d’agrégation intermédiaires sont ceux des catégories socioprofessionnelles en 42 postes. Le niveau le plus fin, celui des professions, comporte 486 postes d’actifs et 11 postes supplémentaires pour les personnes sans activité professionnelle.

Dans cet outil, la PCS exploitée au niveau le plus agrégé en 8 postes (hors les 2 postes attribués aux personnes sans activité professionnelle) et à son niveau le plus détaillé en 486 postes..

Secteurs d’activité et domaines d’emploi

Domaines d’excellence (DOMEX)

Les domaines d’excellence, présents dans cet outil, sont des secteurs prioritaires adoptés dans le cadre du Pacte régional d’investissement dans les compétences et du Contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles (CPRDFOP).

Ils sont définis sur la base de la nomenclature d’activités française (NAF) en 732 postes, un même code d’activité pouvant appartenir à deux domaines (par exemple : la Fabrication de produits pharmaceutiques de base (21.10Z) est comprise dans les domaines Industrie du futur et production industrielle et Santé).

La nomenclature d’activités française (NAF, 2008) est une nomenclature des activités économiques productives, principalement élaborée pour faciliter l’organisation de l’information économique et sociale. Afin de permettre les comparaisons internationales, elle a la même structure que la nomenclature d’activités de la communauté européenne (NACE), elle-même dérivée de la nomenclature internationale (CITI).

Domaine d’emploi

Il s’agit du domaine d’emploi de l’établissement employeur. Il permet d’identifier les différentes fonctions publiques (État, Territoriale, Hospitalière), les particuliers employeurs, etc.

Statuts et types de contrat

Emplois sans limite de durée

Les emplois sans limite de durée regroupent les contrats à durée indéterminée et les fonctionnaires titulaires. Les emplois à durée limitée regroupent les contrats à durée déterminée, les contrats aidés et les stagiaires rémunérés.

Emplois non salariés

Les emplois non salariés regroupent les travailleurs indépendants ou les personnes travaillant à leur compte, les chefs d’entreprise salariés ou PDG ou gérants minoritaires de SARL, et les personnes aidant une autre personne (le plus souvent un membre de leur famille qui est lui-même à son compte) dans son travail sans être rémunérées.

Emplois stables

Les emplois stables regroupent les emplois sans limite de durée, c’est-à-dire les CDI et les titulaires de la fonction publique, ainsi que les non salariés. Les emplois à durée limitée regroupent les emplois aidés (contrat unique d’insertion, d’initiative emploi, d’accompagnement dans l’emploi, avenir, etc.), les stagiaires rémunérés en entreprise et les autres emplois à durée limitée, CDD, contrat court, saisonnier, vacataire, etc. La catégorie non salariés concerne notamment les employeurs et les indépendants.

Zone géographique

Le découpage géographique retenu pour la représentation cartographique est celui du département.

Sources

Description des emplois privés et publics et des salaires - DADS grand format

  • Pour le secteur privé, la source est la Déclaration annuelle de données sociales (DADS).

Cette déclaration est une formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés, en application de l’article R243-14 du code de la Sécurité sociale (Décret du 24 mars 1972) et des articles 87.240 et 241 de la loi 51-711 du 7 juin 1951 du code Général des Impôts.
D’après le Code Général des Impôts, est astreinte à cette déclaration toute personne physique ou morale domiciliée ou établie en France qui verse des traitements ou des salaires, et ce, même si elle est exonérée de la taxe sur les salaires en totalité ou en partie. Dans ce document, sont déclarés annuellement pour chaque établissement : son identification, la masse des rémunérations brutes qu’il a versées, les effectifs employés au 31 décembre et une liste nominative de ses salariés indiquant pour chacun d’entre eux : son identification, son adresse, la période et la nature de l’emploi, la qualification, le nombre d’heures salariées ainsi que le montant perçu des différentes rémunérations.

  • Les informations relatives aux trois fonctions publiques proviennent pour leur part du Système d’information sur les agents du service public (Siasp) qui exploite deux sources : les DADS et les fichiers de paie des agents de l’État.
  • Sur le champ des particuliers employeurs, sont exploitées les déclarations de salaires dans le cadre des dispositifs suivants : chèque emploi service universel (Cesu), prestation d’accueil du jeune enfants (Paje) et déclaration nominative simplifiée (DNS).

Les données reçues et redressées statistiquement sont, in fine, regroupées dans une base couvrant l’ensemble des salariés, appelée « DADS-grand format ».

Source : Insee – DADS grand format 2015

Recensement de la population (RP)

Le recensement de la population (RP), réalisé par l’Insee, a pour objectifs le dénombrement des logements et de la population résidant en France et la connaissance de leurs principales caractéristiques : sexe, âge, activité, professions exercées, caractéristiques des ménages, taille et type de logement, modes de transport, déplacements quotidiens.
Depuis janvier 2004, des collectes de recensement sont organisées chaque année, de telle manière que l’intégralité des communes soient enquêtées sur une période de cinq ans. Les résultats du recensement sont produits à partir des cinq enquêtes annuelles les plus récentes. Les informations ainsi collectées sont ramenées à une même date pour toutes les communes. Cette date de référence est l’année médiane des cinq années d’enquête. Les évolutions sont donc observées sur des intervalles de cinq ans afin que les échantillons enquêtés soient entièrement distincts.
Dans le RP, le niveau de diplôme fait référence au plus haut diplôme détenu (déclaré par l’individu). Les actifs en emploi comprennent les personnes qui déclarent être dans l’une des situations suivantes :

  • exercer une profession (salariée ou non), même à temps partiel ;
  • aider une personne dans son travail (même sans rémunération) ;
  • être apprenti, stagiaire rémunéré ;
  • être chômeur tout en exerçant une activité réduite ;
  • être étudiant ou retraité mais occupant un emploi.

Dans le recensement, les personnes actives ayant un emploi peuvent être comptabilisées à leur lieu de résidence ou à leur lieu de travail. Dans cet outil, les données sont exploitées au lieu de résidence.

Source : Insee – Rp 2016 - 2020, millésimé 2018, données régionales au lieu de résidence et Insee – Rp 2015 - 2019, millésimé 2017, données départementales au lieu de travail.

Statistiques du marché du travail (STMT)

Tous les mois, la Dares et Pôle emploi publient conjointement une statistique des demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois (DEFM) à Pôle emploi. Cette statistique est disponible rapidement, moins d’un mois après la fin de chaque mois. Elle est exhaustive, ce qui permet d’avoir des données détaillées significatives à des niveaux géographiques fins.
Toutefois, le fait de s’inscrire à Pôle emploi est une démarche administrative, et la situation des personnes qui s’inscrivent ne correspond pas directement aux critères statistiques définissant le chômage au sens du BIT. Ainsi, certains demandeurs d’emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement, certains chômeurs ne sont pas inscrits à Pôle emploi.
Dans cet outil, les données concernent les demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B et C (demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ou exerçant une activité réduite).
Les données présentes dans cet outil sont brutes, c’est-à-dire non corrigées des variations saisonnières et en moyenne annuelle.

Source : Pôle emploi, Dares – Statistiques du marché du travail (STMT) 2020

Tension sur le marché du travail

En septembre 2020, la Dares et Pôle emploi ont produit une analyse rénovée des tensions sur le marché du travail, en diffusant :

  • d’une part, un indicateur principal qui permet de classer les métiers en fonction de leur degré de tension ;
  • d’autre part, des indicateurs dits complémentaires, visant à comprendre le ou les facteurs à l’origine d’une éventuelle tension détectée sur un métier donné.

Ces indicateurs sont discrétisés en cinq classes (allant de 1 à 5, selon le degré de tension ou le niveau de l’indicateur).

Ces données ont été révisées en décembre 2021 et l’indicateur principal de tension a fait l’objet d’un nouveau calcul.

L’indicateur principal de tension est un indicateur composite. Il permet de fournir une échelle numérique de gradation des tensions par métier. Il se décline en trois composantes :

  • Le rapport entre le flux d’offres d’emploi en ligne, sur un champ étendu au-delà des seules offres collectées par Pôle emploi et le flux de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi, tenus de rechercher activement un emploi).
  • Le taux d’écoulement de la demande d’emploi, qui mesure le taux de sortie des listes des demandeurs d’emploi de catégories A, B, C (sans emploi ou en activité réduite, tenus de rechercher activement un emploi).
  • La part des projets de recrutements anticipés comme difficiles par les employeurs. Dans la méthodologie de la publication des Tensions en 2019, les anticipations de recrutement pour l’année N résultant de BMO réalisée en N-1 sont mobilisées pour construire l’indicateur de tension de l’année N. Cela conduit à une image en partie retardée des tensions réelles de recrutement survenues en N. Pour mieux tenir compte des retournements conjoncturels (a fortiori dans le contexte de 2020), les anticipations de recrutement pour l’année N sont désormais appréhendées par la demi-somme des anticipations pour les années N et N+1 (issues des enquêtes BMO réalisées en N-1 et N).

Ces trois composantes représentent respectivement 30 %, 20 % et 50 % de l’indicateur synthétique.

Les indicateurs complémentaires, au nombre de six, permettent d’éclairer les facteurs à l’origine des tensions, afin d’identifier la pluralité des situations selon les métiers et les territoires :

  • Intensité d’embauches : plus les employeurs recrutent, plus ils ont à rechercher des candidats et à réitérer le processus, ce qui joue potentiellement sur les tensions. Cette dimension est abordée en rapportant le nombre d’offres d’emploi et de projets de recrutement à l’emploi moyen.
  • Conditions de travail contraignantes. Lorsqu’elles sont contraignantes, les conditions de travail peuvent accroître la difficulté qu’éprouvent les employeurs à attirer des candidats. Un indicateur synthétique sur les conditions de travail est évalué à partir de la part de salariés subissant des contraintes physiques, des limitations physiques, des contraintes de rythme, du travail répétitif, durant les jours non ouvrables ou en dehors des plages de travail habituelles et un morcellement des journées de travail.
  • Non-durabilité de l’emploi. Le type d’emploi proposé peut avoir une incidence sur son attractivité et donc sur l’apparition de tension. Dans cette perspective, un indicateur synthétique est élaboré (à partir de la part des offres durables, à temps complet et de la part de projets de recrutement non saisonniers) pour mesurer la « non-durabilité » des emplois : ainsi, plus cet indicateur est élevé, moins l’emploi est potentiellement attractif, plus les tensions sont accrues.
  • Main-d’œuvre disponible. Une main-d’œuvre disponible trop réduite contribue à accroître les tensions. Afin de tenir compte de ce phénomène, un indicateur est élaboré en prenant l’opposé du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, à l’emploi moyen.
  • Lien entre la spécialité de formation et le métier. Il traduit l’intensité de la relation entre le métier et les spécialités de formation dont dispose les personnes qui l’occupe. Lorsque les personnes exerçant le métier ont des spécialités de formation spécifiques ou très concentrées sur quelques-unes, ce lien est très fort ou fort. Il est le résultat de la combinaison de trois indicateurs : un indicateur de concentration des spécialités de formation, un indicateur de spécificité des spécialités de formation et la part des non diplômés dans le métier parmi les salariés jeunes actifs. Par construction, cet indicateur est national et est constant dans le temps.
  • Inadéquation géographique. L’indicateur de « mismatch » géographique vise à rendre compte de la dimension spatiale des tensions sur le marché du travail. Il est défini comme l’écart, en valeur absolue, de distribution géographique entre l’offre et la demande d’emploi.

L’analyse des tensions est menée en familles professionnelles détaillées (225 postes). Certaines familles détaillées sont toutefois exclues, faute de couverture suffisante par les différentes sources mobilisées notamment les familles de non salariés dans les domaines de l’agriculture (agriculteurs indépendants, bûcherons, sylviculteurs indépendants…), de l’artisanat, de l’hôtellerie, restauration, alimentation, de la santé (médecins, dentistes ou les familles relevant de la fonction publique (administration publique, professions juridiques, armée et police et enseignement, formation).
L’analyse des tensions sur le marché du travail est déclinée sur les régions et départements, lorsque la couverture des données est suffisante. L’analyse est considérée comme possible sur un territoire donné si au moins 30 offres sont déposées dans l’année, 30 projets de recrutement sont formulés par les entreprises et 30 demandeurs d’emploi sont inscrits sur les listes en catégorie A.

Les indicateurs présentés ici s’appuient sur des données collectées en grande partie durant les restrictions liées au contexte sanitaire de l’année 2020. Ils ne préjugent pas de la situation qui prévaut depuis la levée de celles-ci et la réouverture de plusieurs secteurs d’activité.

Pour en savoir plus :
Dares / les tensions sur le marché du travail en 2020

Source : Dares, Pôle emploi, Les tensions sur le marché du travail en 2020

Déclarations annuelles de données sociales – Déclarations sociales nominatives

Les DADS permettent d’effectuer l’analyse des emplois et des salaires selon la nature de l’emploi (durée, condition d’emploi, qualification, rémunération…), les caractéristiques du salarié (sexe, âge, département de résidence) et de l’établissement employeur (secteur d’activité, lieu d’implantation, taille…). La validité 2017 est la première validité mobilisant essentiellement les données provenant des Déclarations Sociales Nominatives (DSN) sur le champ privé. Cette nouvelle source de données remplace progressivement la plupart des déclarations sociales, et notamment les déclarations annuelles de données sociales (DADS).
L’indicateur proposé est la médiane du salaire mensuel net en équivalent temps plein. La médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux. Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.
Ces données sont produites pour la région Auvergne-Rhône-Alpes au lieu de travail, sur les postes non annexes de l’année, emplois ordinaires, hors salariés des particuliers employeurs.
Un poste est considéré dans les DADS comme non annexe ou "vrai emploi" s’il atteint certains seuils en termes de rémunération et de volume de travail. Dans le cas général et depuis 2002, si la rémunération nette est supérieure à 3 SMIC mensuels ou si la durée d’emploi dépasse 30 jours et 120 heures et 1,5 heures par jour, le poste est non annexe. Sinon, le poste est considéré comme annexe.

Source : Insee - DADS-DSN 2017, fichiers Postes exhaustifs

Enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO)

Chaque année, Pôle emploi adresse un questionnaire aux établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement par secteur d’activité et par bassin d’emploi.
Cette enquête est un élément essentiel de connaissance du marché du travail. Elle permet entre autres :

  • d’anticiper les difficultés de recrutement ;
  • d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers des formations ou des métiers en adéquation avec les besoins du marché du travail ;
  • d’informer les demandeurs d’emploi sur l’évolution de leur marché du travail et les métiers porteurs.

Le champ de cette enquête est d’une part les établissements relevant du secteur privé et, d’autre part, les établissements de 0 salarié ayant émis au moins une déclaration d’embauche au cours des 12 derniers mois, les établissements du secteur agricole, les établissements du secteur public relevant des collectivités territoriales (communes, régions…) et les établissements publics administratifs (syndicats intercommunaux, hôpitaux, écoles…).

L’enquête porte donc sur l’ensemble des employeurs hors administrations de l’État (Ministères, Police ,Justice…) et entreprises publiques (Banque de France…). Cette définition correspond au total à 2 356 973 établissements pour la France (extraits du répertoire SIRENE). Les résultats sont ensuite redressés pour être représentatifs de l’ensemble des employeurs de la région.

Certains métiers ne sont donc pas couverts par cette enquête, il s’agit de métiers de la fonction publique, de l’armée, de la police et des pompiers.
Les données présentées ici sont lissées pour limiter les effets conjoncturels.

Source : Pôle emploi - enquête BMO, années 2016-2017 et 2021-2022

Fichier des entrées en formation

Le champ couvert est celui des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, entrant en formation sur des formations prescrites par Pôle emploi.
Les données ici présentées sont calculées à partir du Fichier des entrées en formation de Pôle emploi. Ce fichier statistique est constitué à partir des trois types d’informations suivantes disponibles dans le système d’information opérationnel de Pôle emploi :

  • les Attestations d’Entrée en Stage (AES) correspondant à une entrée dans un nouveau plan de formation.
  • les transferts de demandeurs d’emploi en catégorie D d’inscription pour motif de formation sans AES.
  • depuis le début de l’année 2020, les entrées en formation financées par la mobilisation du compte personnel de formation (données transmises par la Caisse des dépôts et consignations).

Les types de formation présentes au sein de ce fichier sont les suivants :

  • Action de Formation Préalable au Recrutement (AFPR) et Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POE individuelle) : d’une durée maximale de 400h, ces formations permettent au demandeur d’emploi d’acquérir des compétences nécessaires pour occuper un emploi correspondant à une offre déposée par une entreprise à Pôle emploi. Le projet d’embauche de l’employeur détermine l’aide mobilisable : CDI ou contrat d’au moins 12 mois pour la POEI, contrat de 6 à 12 mois pour l’AFPR.
  • Action de Formation Conventionnée (AFC) : l’action de formation conventionnée par Pôle emploi vise à développer les compétences des demandeurs d’emploi inscrits, en particulier ceux de faible niveau de qualification et/ou en reconversion, pour répondre aux besoins de recrutement des entreprises.
  • Aide Individuelle à la Formation (AIF) : elle est attribuée par Pôle emploi pour financer une formation professionnelle nécessaire au retour à l’emploi ou à la création d’entreprise lorsque les autres dispositifs ne peuvent être mobilisés.
  • Autres formations : depuis le premier trimestre 2020, il s’agit des formations financées par les demandeurs d’emploi via l’application Mon compte personnel de formation (CPF autonome). S’ajoutent à celles-ci les stages financés par les Conseils régionaux et de la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective, financée par les OPCO et Pôle emploi.
    La POE collective concerne les programmes conduisant à la découverte des métiers d’un secteur, ou d’acquérir les compétences requises pour occuper des emplois correspondant à des besoins identifiés par un accord de branche.

Les objectifs de formation sont les suivants :

  • Certification : cette catégorie comprend l’ensemble des formations sanctionnées par les passages d’une certification (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle).
  • Professionnalisation : les objectifs des formations professionnalisantes sont très proches de ceux des formations certifiantes professionnelles, mais elles ne donnent lieu à aucun diplôme, titre ou certificat inscrit au RNCP.
  • Pré-qualification : cette catégorie comprend les formations qui préparent à l’entrée dans toute formation qualifiante (i.e. certifiante ou professionnalisante), quel que soit le niveau.
  • Remise à niveau, maîtrise des savoirs de base, initiation : il s’agit là de stages de remise à niveau ou d’initiation à des compétences ou techniques transversales à une large gamme de métiers.
  • Mobilisation, aide à l’élaboration de projet professionnel : cette catégorie rassemble l’ensemble des stages visant à analyser les perspectives d’orientation des stagiaires en tenant compte de leurs motivations, de leurs capacités professionnelles, ainsi que des difficultés sociales qu’ils ont éventuellement rencontrées.
  • Perfectionnement, élargissement des compétences : les formations de cette catégorie s’adressent à un public de personnes déjà opérationnelles dans leur activité professionnelle occupée ou recherchée, mais qui désirent approfondir leurs compétences ou acquérir des compétences supplémentaires.

Les formations suivies par les demandeurs d’emploi sont aussi décrites par le Formacode®.

Source : Pôle emploi, Fichier des entrées en formation, données brutes, année 2021 (et 2020)

InserJeunes

InserJeunes est un système d’information obtenu par rapprochement :

  • de bases de données administratives « scolarité » (remontées administratives des inscriptions des élèves et des apprentis) ;
  • de bases de données « emploi » issues des Déclarations sociales nominatives (DSN), traitées par la Dares.

À ce stade, InserJeunes couvre deux champs sur l’ensemble de la France hors Mayotte :

  • les apprentis préparant une certification de niveau 3 (ex : CAP), 4 (ex : Bac Pro, BP) ou 5 (ex : BTS) ;
  • les élèves de voie professionnelle scolaire relevant du ministère chargé de l’Éducation nationale des secteurs public et privé sous contrat.

Le champ des formations prises en compte dans le dispositif Inserjeunes couvre :

  • pour les lycéens : les CAP, baccalauréats professionnels, BTS, Mentions complémentaires de niveau 4 et 3 dispensés dans les EPLE publics et privés sous contrat sous tutelle du ministère de l’éducation nationale
  • pour les élèves : les formations de niveau 3 à 5, y compris agricoles, dispensées dans les Centres de formation d’élèves.

InserJeunes permet de se rapprocher de l’exhaustivité et de construire des indicateurs à des niveaux très fins. Inserjeunes permet de calculer pour chaque centre de formation d’apprentis et pour chaque lycée professionnel, à condition que les effectifs concernés soient suffisants, des taux de poursuite d’études et d’emploi pour les différentes formations couvertes.
Le taux d’emploi donne la part, parmi les élèves ne poursuivant pas leurs études, de ceux qui disposent d’un contrat de travail dans le secteur privé, sur une semaine de référence, 6 (et à terme 12, 18 ou 24 mois) suivant la fin de leurs études4. Cet indicateur vise à mesurer l’insertion en emploi des sortants de formation à différentes dates de façon à suivre leur trajectoire en début de carrière professionnelle.
La présence d’un contrat du secteur privé est appréciée à partir des déclarations sociales nominatives (DSN). Pour mémoire, cette déclaration est obligatoire pour tout employeur du secteur privé du régime général et du régime agricole de Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2017. Elle constitue donc une source exhaustive pour l’emploi salarié dans le secteur privé.
L’emploi est mesuré sur le champ du salariat privé en France. Il ne mesure donc pas l’emploi à l’étranger, l’emploi non salarié, l’emploi public, l’emploi auprès de particuliers employeurs ou à l’aide des titres emploi simplifié agricole (TESA).

Nota bene : pour certains diplômes, les taux ne sont pas renseignés du fait d’effectifs trop faibles pour être représentatifs (moins de 20 sortants de formation).

Source : InserJeunes, DEPP, DARES, sortants d’études en 2019 et 2020.

Demandeurs d’emploi sortant de formation

Taux d’accès à l’emploi dans les six mois suivant la fin d’une formation (demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi) par Formacode®-
Cette source concerne les sortants d’une formation prescrite par Pôle emploi. Il s’agit de l’ensemble des demandeurs d’emploi ayant suivi une formation et ayant été rémunérés par Pôle emploi (le cas échéant pour le compte de l’assurance chômage) au titre de cette formation, que les frais pédagogiques de cette formation aient été financés par Pôle emploi ou par un autre organisme. La sortie de formation est repérée par la fin du versement de la rémunération de formation. Le champ n’inclut donc pas les personnes en recherche d’emploi non inscrites à Pôle emploi, ni les formations pour lesquelles la rémunération du stagiaire est versée par un autre organisme que Pôle emploi : rémunération publique de stage (RPS) versée par la Région ou par l’État. Les formations financées par les Régions ne sont par exemple ici que partiellement couvertes par les données présentées.

L’indicateur d’accès à l’emploi vise à repérer l’accès à un emploi d’une durée minimale d’un mois au cours des six mois qui suivent la sortie de formation.
Plus précisément, sont considérés comme ayant eu accès à un emploi au cours des 6 mois qui suivent la fin de leur formation les demandeurs d’emploi pour lesquels l’une au moins des situations suivantes est observée :

  • avoir déclaré une activité réduite de plus de 78 h dans le mois (catégorie C) sans être en catégorie A ou B le mois suivant ;
  • être sorti des listes de Pôle emploi pour motif de reprise d’emploi déclarée ;
  • être en catégorie E en fin de mois au cours des 6 mois ;
  • avoir une Déclaration préalable à l’embauche (DPAE) pour un CDI ou un CDD de plus d’un mois transmise aux Urssaf ou à la MSA par un employeur (hors contrats de travail temporaire, pour lesquels la durée n’est pas connue dans les DPAE)."Champ : formations prescrites par Pôle emploi.

Nota bene : certaines données sont non diffusables car portant sur un faible effectif de sortants de formation.

Source : Pôle emploi (Fichier historique, SISP) / Acoss-CCMSA (DPAE), région Auvergne-Rhône-Alpes, sortants de formation de janvier 2020 à décembre 2020 - Données brutes